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L’opération

L’opération s’est plutôt bien passée. 3 heures au bloc et reveil toujours aussi brutal aux soins intensifs, tuyau dans la gorge. J’émerge assez rapidement, avec peu de douleurs finalement. Les 24 heures passés en salle de reveil sont bien longs. J’apprends que j’ai fait une hypotension durant l’opération. Je suis assez surpris de ma vigueur et de mon “bon” état général. Avec deux mèches dans le nez, 10mg de morphine vont m’aider à supporter leur abblation, un moment toujours aussi agréable !

Mercredi midi, je remonte dans ma chambre, me lève, marche avec un peu de vertiges et prends le petit déjeuner. Les fils au niveau de ma gencive supérieure me gènent pour mordre. Pas de sensibilités sur les 4 dents de devant, c’est un peu déroutant. Coté effets secondaires, la vision est ok, le nez très gonflé, et pas de douleurs. Seulement une perte de sensibilité sur le cuir chevelu, coté gauche. Cela n’inquiète personne. A l’heure actuelle, la sensibilité n’est toujours pas revenue.

Jeudi, je me sens assez faible, beaucoup de vertiges et fatigué. Peut être le contre coup de l’opération. Vendredi matin, les problèmes commencent. J’ai du mal à faire la mise au point. A 11h, je vois double. Vomissements, bref, plutôt l’angoisse mais personne ne semble s’en inquiéter. L’insistence de mes proches sur le corps médical les pousse à faire un scanner… rien, pas de soucis, c’est normal, sans autre explication. C’est le lendemain, toujours avec mes problèmes de vision, que le professeur qui m’a opéré me rend visite. Un oedème dans le sinus caverneux appuie sur les nerfs optiques cela devrait revenir normalement.

On m’apprend également que l’intégralité de la tumeur n’a pu être enlevé. C’était un espoir que j’avais, tant pis, je serai bon pour une autre opération dans une dizaine d’années. Que non malheureux !!!! Ce sera bien plus tôt que cela. L’analyse de la tumeur et de son histologie montre qu’elle a un taux de progression de 20%. D’ailleurs, le professeur m’avoue qu’il en a retiré plus que ce que l’IRM montrait  4 mois plus tôt. Sur un bon millier d’acromégalie opérée, il n’avait jamais vu ce taux ! Cela veut dire que je ne coupe pas à la radiothérapie et assez rapidement. Lui qui m’a sauvé l’hypophyse, ce sera la radiothérapie qui se chargera de l’achever dans quelques années.

Dimanche, la vision revient et le problème est règlé. Je sors de l’hopital lundi avec 6 semaines d’arrêt de travail. Repos et surtout début du traitement de Sandostatine. Je vois mon endocrinologue Vendredi pour faire le point.

La première étape est passée avec succès. J’avais une autre idée de la suite, bien différente de l’option radiothérapie mais que faire !! Je ne me vois pas revenir tous les ans à la Pitié.

Add comment Mardi 19 février 2008

Compte à rebours

Mon opération est prévue pour le 15 janvier 2008. Le rendez vous est pris et je dois encore faire quelques examens avant l’hospitalisation.

Coté cardiaque, je suis plutôt rassuré. Le coeur est en pleine forme et le plus important, il n’a pas apparemment pris du volume. Ce qui veut dire que l’acromégalie ne s’est pas attaquée au coeur. Néanmoins, je sens mon rythme cardiaque élevé, puissant et souffre un peu d’essouflement.

On va attendre sagement l’opération et les 3 semaines de repos qui suivront. Je suis en forme finalement malgré cette tumeur qui dérègle mes hormones.

Add comment Mardi 20 novembre 2007

L’opération se précise

J’ai vu hier soir le professeur qui devra m’opérer de mon acromégalie. A mon entrée dans son cabinet, il a tout de suite fait le diagnostic. Comment ai-je pu aller de médecins en médecins pendant 2 ans dont un rhumatologue sans qu’un seul puisse y penser ? D’ailleurs, ce rhumatologue aurait du déceler l’acromégalie ! C’est une des complications. Au lieu de cela, ce dernier m’annonce ironiquement que j’ai grossi. On s’est assuré de lui rappeler ces erreurs il y a peu.

Quoiqu’il en soit, l’opération est inéluctable. 7 jours d’hospitalisation, dont une journée aux soins intensifs au reveil et normalement un dégonflement rapide. Il a été très optimiste concernant les gènes que je ressens. Question articulaire, les dégats sont là, bien que limités, et ne seront pas guéris. Tout comme mon acromégalie. La tumeur s’est logée dans le sinus caverneux droit, entoure l’artère et donc ne pourra être retirée totalement.

La suite, c’est donc un traitement de Sandostatine ou de Somavert. Si ces traitements ne donnent rien, en dernier recours c’est la radiothérapie qui finira par détruire l’hypothyse.

Ne pouvant être totalement guéri, le traitement devrait stabiliser l’acromégalie et le suivi de la tumeur devra être régulier. Dès l’opération, les taux de GH et IGF-1 devraient chuter. La chute n’est pas proportionnelle à la quantité de tumeur enlevée, mais devrait permettre aux traitements d’être bien plus efficaces.

Je dois à présent prendre rendez vous avec les anesthésistes. L’opération n’est pas urgente, mais j’aimerai en finir une fois pour toute. Je crains surtout les complications avant l’opération, notamment au niveau de la vision et du coeur. Cela devrait se faire début décembre ou en janvier.

1 comment Mercredi 14 novembre 2007


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